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  • Photo du rédacteurKlara Yoga

LA THÉORIE DE L'OIGNON - OCTOBRE 2022

Dernière mise à jour : 29 juin 2023

Nous sommes des oignons. Je n’ai pas trouvé meilleure phrase d’accroche.

Nous sommes une succession de peaux, d'enveloppes. À commencer par notre enveloppe physique, cette machine si complexe et fascinante : notre peau (3 couches et plusieurs sous-couches), nos muscles, nos fascias, nos tendons, nos ligaments, nos os, nos organes, nos cellules… Mais nous ne nous limitons pas à notre corps physique. Nous sommes bien obligé de l'admettre et cela même si vous êtes un vrai "terre-à-terre" et que vos poils se dressent quand on vous parle de chakras…

Nous sommes toutes et tous fait de strates, de couches d’énergies qui vibrent à différentes fréquences, et qui sont totalement interdépendantes les unes des autres. En yoga, nous nommons ces corps des Koshas, qui sont identifiés au nombre de cinq, de la périphérie vers le centre :

  • le corps physique (anna maya kosha),

  • le corps énergétique (prana maya kosha),

  • le corps mental (mano maya kosha),

  • le corps de connaissance ou d’intuition (vijana maya kosha)

  • le corps de félicité, de béatitude (ananda maya kosha)

Reliés à différentes parties de nous-même, ils agissent en interaction, et selon la philosophie yogique, ils enveloppent l’être profond, l’âme individuelle, le Soi Suprême appelé “Atman”. Vous voyez les poupées russes, ces figurines en bois qui s’ouvrent en deux révélant à l'intérieur une figurine similaire de taille plus petite ? C’est un peu l’idée. Le système des Koshas décrit le processus intérieur qui mènerait vers l’état de Samadhi (l’éveil suprême― dernier des 8 piliers du Yoga), en passant de la maîtrise des aspects les plus concrets reliés au corps physique par le biais des Asanas (les postures) à celle du souffle par la pratique du Pranayama (la respiration), puis à la maîtrise plus abstraite du mental par Pratyahara (le retrait des sens), Dharana (la concentration) et enfin Dhyana (la méditation). À cela s'ajoutent d’autres couches. Celles de nos ancêtres, celles de notre histoire individuelle, de notre héritage génétique, de nos constellations familiales, de nos mémoires. Celles de nos vies antérieures… qui sait ? Et il a toutes ces pelures que l’on s’est fabriquées, souvent inconsciemment, pour se protéger, pour pallier nos peurs. Ces couches dans lesquelles on s'emmitoufle et on se cache. Celles que, frileux, nous mettons parfois longtemps à éplucher, à laisser tomber. Nous sommes des oignons. Des oignons parmi d'autres oignons. À nous toutes et tous, on pourrait faire une belle soupe gratinée pour l’automne.

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