top of page
Rechercher
  • Photo du rédacteurKlara Yoga

SOUVENIRS & SUMMER VIBES - JUILLET 2023



Pour cette lettre de juillet, à l'aube de mes vacances, je ne vous parle pas de yoga. J’ai eu envie de vous partager un petit récit très personnel qui peut-être fera écho à vos souvenirs d'été.


La semaine dernière, j’ai donné mon dernier cours avant la pause estivale. Cette année scolaire a été dense, pleine de défis, à commencer par celui de me consacrer à l’enseignement du yoga à temps plein, dans une nouvelle ville où je n'avais aucun réseau (2 ans après mon retour du Québec). Si bien que pour démarrer ces vacances, j’ai senti le besoin criant d’aller me déposer et me recharger dans un endroit qui m’est familier, et de convoquer au passage la jeune Klara d'antan.


Ce lieu, il s’agit d’un camping au bord de l’océan dans le Golfe du Morbihan, où j’ai passé tous mes étés avec mes grands-parents, de mes 2 ans à mes 18 ans. 16 ans que je n’y avais pas remis les pieds. Quelle nostalgie !


Tout a changé mais rien n’est différent… Ça s’est modernisé notamment au niveau des installations, de l’organisation… Yvon n'est plus là depuis longtemps, le camping est désormais tenu par un jeune couple d’hommes. Le bureau d’accueil un peu vieillot de l’époque a laissé place à une déco “branchée”, avec des écriteaux type “Good vibes” roses fluo aux murs. Malgré tout, j’ai reconnu des visages familiers qui viennent ici chaque été depuis plus de 30 ans.


J’ai retrouvé des repères, des sensations (le vent incessant), des odeurs (les algues) ...Qu’il y ait du vent ou de la pluie, je me suis baignée tous les jours… comme quelques habitués que rien ne frêne. Avec un monsieur d’environ 80 ans, on a ri, ballottés et engloutis par les énormes vagues…ces rouleaux qui me faisaient déjà boire la tasse à 10 ans. Aux sanitaires, j’ai savouré la douche post baignade même si elle n’était pas assez chaude et qu’elle manquait de pression… ça, ça n’a pas changé. :)


Depuis un petit port touristique où j'adorais aller gamine, j’ai assisté à un concert et aux feux d’artifice du 14 juillet, au milieu d’une foule d'inconnus qui dansaient et chantaient à tue-tête sur des tubes intergénérationnels, des Bee gees à Kendji Girac. J’ai acheté des chouchous, ces petites amandes caramélisées, et aussi plein de fils colorés pour faire des bracelets brésiliens. Comme une ado, j’ai regardé des tutos et ça a fait partie de mes projets du week-end. Ça m’a rappelé qu’avec mes fidèles amis retrouvés chaque été, on collait des coquillages sur des gros cailloux et que pour quelques francs, on vendait nos “œuvres d’art” aux campeurs (buisness is business !). Et aussi qu’on organisait des spectacles de danse pour ce petit village éphémère sur le terrain de jeux pour enfants… terrain qui n’existe plus par ailleurs. Bref, j’ai donc fait des bracelets brésiliens. Et je me suis promenée le long de la côte, j’ai siesté sur les rochers et pris un coup de soleil sur le pif, fait des mots fléchés, écrit, mangé des galettes et bu du cidre dans une petite guinguette… Bref c’était bien.


Le dernier jour, juste devant l'emplacement de ma tente, j’ai interrompu la conversation de deux monsieurs qui semblaient être des habitués (de ceux qui viennent depuis plus de 30 ans…). Je leur ai demandé s'ils connaissaient par hasard mes grands-parents (qui, trop âgés, ont cessé de venir depuis plusieurs années maintenant). Le plus âgé des deux a réfléchit : “Ça me dit quelque chose ce nom là…. Ah oui, il était pas mécanicien votre grand-père ? Il était très ami avec le gendarme motard… lui non plus ne vient plus d’ailleurs… c’était quoi déjà son nom ? … Ils étaient adorables vos grands-parents, des gens très à l’écoute.”


Avant de partir, émue, j’ai passé un coup de fil à mes grands-parents. J'avais soudainement grandement besoin de les remercier de m’avoir permis de me créer d’aussi jolis souvenirs dans lesquels je peux venir me réfugier et me ressourcer lorsque j’en ressens le besoin. Je vous souhaite un magnifique été !!!



10 vues0 commentaire

Comments


bottom of page