ENTRE DOUCEUR ET FLUIDITÉ - FÉVRIER 2026
- Klara Yoga

- il y a 6 jours
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Bonjour à toi,
Il y a quelques semaines, je suis allée voir le spectacle Imminentes de Jann Gallois. La chorégraphe a imaginé une réponse à la brutalité du monde avec une proposition vivante portée par six femmes à la fois sorcières, déesses et guerrières.
Dans cette pièce, leur corps tissent une danse hypnotique et puissante, presque rituelle, où la douceur devient une force indomptable. Une véritable ode à la solidarité qui nous relie les un.e.s aux autres.Au-delà de la virtuosité des interprètes et de l’intelligence de l'écriture chorégraphique de cette pièce, ce qui m’a particulièrement touchée, c’est le cœur du propos : la puissance de la douceur. Cette thématique me suit depuis longtemps.
J’avais d’ailleurs déjà évoqué le sujet dans ce texte sur la force de la vulnérabilité. Accepter l’idée d’être des être poreux, de toucher et d’être touché, et reconnaître dans la sensibilité non pas une faille, mais une force à laquelle il est temps de redonner toute sa place.
On confond souvent douceur et faiblesse. Comme si être sensible revenait à être perméable aux coups. Et pourtant, je crois l’inverse : il faut énormément de force pour rester ouvert. Pour ne pas se blinder. Pour continuer à sentir.
J’y pensais encore en rentrant chez moi ce soir-là.Dehors, il pleuvait sans interruption depuis des jours. Ce gris un peu épais de janvier-février, les trottoirs détrempés, les corps fatigués, le moral en berne. Cette période de l’année où tout semble ralenti.
Et je me suis demandé si, justement, la douceur n’était pas une manière de ne pas se figer dans cette lourdeur. De garder de l’espace en soi, et pour les autres. Rester des éponges poreuses plutôt que des cailloux.
C’est sans doute l'une des raisons pour laquelle, ce mois-ci, la thématique qui s’est imposée à moi est celle de la fluidité, de la circulation. La capacité à laisser circuler : le souffle entre l’intérieur et l’extérieur, les sensations sous la peau, le mouvement d’une posture à l’autre.
Ces dernières semaines, on a donc exploré des pratiques où l’on privilégie la présence au contrôle, la sensation à la performance. Des postures vivantes dans lesquelles circule le souffle, plutôt que des postures parfaites et rigides.
Je te souhaite de la douceur et de la fluidité pour tenir jusqu’au printemps, comme un dégel après l’hiver. ♡



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