PRÉSENCE ET ÉTAT DE FLOW - JUIN 2026


Bonjour par ici,
En ce moment, la question de la présence m'accompagne dans mes pratiques personnelles encore un peu plus que d'habitude. Depuis un peu plus d’un mois, j'essaie de méditer chaque matin. Et je dis bien, j’essaie car c’est un exercice difficile.
Rassurez-vous, je ne me réveille pas dans un état de paix et de béatitude avant mon premier café. La plupart du temps, je m'assois, souvent avec une méditation guidée, et je constate avec frustration à quel point l'esprit aime anticiper, commenter, planifier, ressasser. La pratique consiste alors à s’en rendre compte, puis à revenir. Une fois, dix fois, cent fois.
Fin mai, je suis partie à Londres pour pratiquer avec Patrick Beach. J’ai notamment participé à son Solar Flow, entourée de plus de soixante dix pratiquants. J’ai été marquée par cette énergie collective, par les respirations et les mouvements à l’unisson, par cette impression que toute la salle était absorbée dans ce qu'elle était en train de vivre.
C’est cette expérience qui m’a inspiré la thématique du mois de juin : la présence et “l’état de flow”.
On pourrait décrire cet état comme ce moment où l'on cesse de se regarder faire. Quand il n'y a plus vraiment de distance entre soi et l'action. On ne cherche plus à réussir quelque chose ni à atteindre un résultat particulier, on est simplement pleinement investi dans ce ce que l’on fait.
Peut-être que c’est ça, être présent. Sentir pleinement ce qui est en train d’être vécu pendant que ça se vit, sans penser à l’avant ou l’après.
Ce n’est pas toujours évident. Nous évoluons dans un environnement saturé de sollicitations et nous passons souvent une partie de notre temps ailleurs que là où nous sommes réellement. Nous écoutons un podcast en marchant, répondons à un message en mangeant, pensons à demain pendant le cours de yoga, puis au cours de yoga sous la douche.
Notre attention est devenue un navigateur avec 26 onglets ouverts.
Dans les pratiques de juin, nous allons explorer un type de séquençage appelé ladder flow ou séquençage en cascade. Certaines postures et certains mouvements reviendront plusieurs fois au fil de la pratique, en évoluant progressivement comme un fil continu.
La répétition crée une forme de familiarité et permet de débrancher un peu le cerveau. À mesure que l’on cesse de chercher ce qui vient ensuite, l’attention peut se déposer plus facilement sur les sensations, le souffle et le mouvement lui-même.
Bien sûr, l’esprit continuera parfois à vagabonder. Mais chaque distraction devient alors une invitation à revenir à l’expérience directe. C’est peut-être là que réside l'intérêt de la pratique, non pas dans la capacité à rester concentré en permanence, mais dans celle de revenir, encore et encore, à ce qui est là.
Je crois en la puissance de cet entraînement. Parce qu'un corps qui sent, qui écoute et qui ralentit devient souvent plus disponible aux autres. Plus disponible au monde.
À très bientôt sur le tapis ! ♡



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